nov. 12, 2011

J'aime (parfois) les files d'attente... Et vous ?

Petite anecdote du samedi matin. Aujourd'hui, plus précisément.

Je dois dire que j'aime parfois les files d'attente. Ce matin, j'avais pour but d'imprimer mon jeu de cartes en prévision de l’émission Tv de la semaine prochaine. Je ne veux tout simplement pas utiliser mon exemplaire fétiche (le premier de la série et envoyé par les bons soins de mon éditrice) et y enlever le jeu de cartes qui se trouve en fin du livre. Pas le cœur à ça. et je garde précieusement, les différents prototypes. Donc, je me rends chez un Mister Copy.


Une file d’attente jusqu’à la porte. Soit 8 personnes qui attendent bien sagement leur tour. Tout le monde est très discipliné. Silence sauf un certain ronronnement des machines. Tous attentifs aux gestes de la seule et unique vendeuse qui garde un calme olympien et est souriante de surcroît.


Deux clients viennent d’entrer dans mon dos. Ils sont étonnés du monde. Un des deux me demande si éventuellement dans Namur, un autre magasin ? Non pas à ma connaissance. À Jambes, peut-être ? Non, fermé. « Ils font le pont ». Ben, y a plus qu’à attendre…


Lorsqu’on est dans une file d’attente, on a plusieurs options, subir et attendre sagement dans son coin, s’énerver et piaffer d’impatience (si, si ça existe), soupirer longuement et bruyamment (ça aussi, ça existe) ou observer. Comment les autres sont habillés, ce qu’ils commandent (oh la belle grande affiche noire avec écriture en jaune !), en s’amusant à décoder les métiers d’après ce qu’ils veulent : reliure d’un syllabus ? Impression d’affiches commerciales, photocopies de cours (sur les cheveux, si j’ai bien vu). Et puis, aussi tendre l’oreille.


Derrière moi, les deux personnes sympathiques qui m’ont demandé les renseignements plus haut, parlent de tout et de rien. Cependant, des bribes de conversation me parviennent et certains mots m’interpellent plus que d’autres : « Paris, exposition, livre, … ». Ça m’intéresse. Vachement.


À ce stade : deux solutions. Ne rien faire, et on restera sur sa faim ou alors, après tout, on s’en fiche. Ou au contraire, assouvir sa curiosité – qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ? – . Et, puis, il faut oser. Etre indiscret. Osera ? Osera pas ?

Une des personnes s’en va. Un rendez-vous est pris. L’autre reste, patient. Et puis, on se retourne et demande, « votre ami qui vient de sortir… C’est un artiste ? »

Et voilà comment une conversation sympathique commence. Avec des échanges d’adresse et pourquoi pas une collaboration en vue via ce site. Je vous le dirai si cela se concrétise, promis…


Et puis, on se dit à un moment donné : « quoi ? Déjà mon tour ? Fichtre, le temps passe vite ! ».

Je reçois ce que j’ai commandé. C’est parfait. En payant, je fais remarquer à la patiente et souriante vendeuse qui s’excuse du temps passé à attendre qu’au contraire, c’est très agréable de nouer des contacts, même s’ils sont éphémères. De plus, cela permet de se créer des opportunités… Elle me regarde et me dit, stupéfaite : « tout le monde ne pense pas comme vous ». Non, c’est vrai. Cela fait la richesse du monde d'ailleurs...


Disons que c'est une piste de reflexion lorsque vous serez dans une file d'attente...


Ps : si les deux personnes se reconnaissent, j'espère qu'ils seront présents dans cette aventure. Dans tous les cas, je leur souhaite une bonne continuation et beaucoup de succès... et, j'aprécie ce que j'ai vu sur le site...

 

Ce sujet est abordé, entre autre, dans le livre 'L'art de réaliser ses rêves" au chapitre 8 "Comment donner un coup de pouce supplémentaire à votre rêve"

 

 

14:14 Écrit par Rachel Colas dans Au quotidien, Invités révéalistes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | | Pin it! | |

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