déc. 23, 2014

Good bye, 2014. Welcome 2015.

 

2015, année, résolution, développement personnel

 

Dans quelques jours, 2015 montrera le bout de son nez : adieu 2014 !

 

Le temps s'écoule et ne s’arrête jamais ! Le moment est venu de s'autoriser une pause. Sans jeu de mots, elle s’impose.

 

Ressentez-vous ce besoin de voir clair soudainement ? Un appel impérieux d’une prise de conscience et le besoin de trier les événements passés de cette année par le biais de questions existentielles : « Quelles leçons vais-je en tirer ? Faut-il que je poursuive ma route de la même façon ? Quelles sont les choses importantes que je décide de garder ? Qui ai-je envie de côtoyer dans cette nouvelle année ? Ou de laisser au bord du chemin ? Qu’est-ce qui est vital pour moi ? Quels sont mes désirs profonds et légitimes ? Que vais-je mettre en place pour les réaliser en restant moi-même ? Vers quoi me tourner ? ».

 

Est-ce l’enfilade des ans qui nous amène peu à peu à une pseudo-sagesse ? Qui bouscule nos certitudes et les éclate comme des bulles de savon ? Ce besoin de paix. De concentration sur soi. Un moment entre parenthèses. Juste l’instant présent. Se consacrer quelques minutes, rien que pour soi. Sans personne. Sans bruit. À la recherche d’un silence éloquent et révélateur des désirs profonds.

 

Si j’ai tenu mes « bonnes résolutions » de l’an passé ? Oui. Mes objectifs ont tous été réalisés. Pas sans mal. Je me représente l’année 2014 comme un vaste champ. Je l’ai désherbé et j’y ai semé mes pensées, mes choix, mes joies, mes peines. Parfois dans la douleur, parfois dans le doute, mais toujours avec espoir et volonté. Il me reste encore à veiller pendant quelques mois ou semaines pour donner la meilleure chance à la moisson, et puis, enfin, récolter le fruit de mon travail. Oui, l’année 2015 annonce une bonne récolte des efforts fournis !

 

Aussi, je comprends désormais comment séparer le bon grain de l’ivraie. Comme si, soudainement, cette fin d’année m’ouvrait les yeux sur ce qui est de mon « devoir », et de ce qui ne l’est pas... ou plus. Et surtout, de ce que j’en décide. En âme et conscience. Ne plus me tenir entre deux chaises. Inconfortable. Décider. Une bonne fois pour toute !

 

Quelle est la part de responsabilité qui sommeille en chacun de nous ? Je pense qu’il est important d’être présent pour les autres lorsqu’ils en ont besoin sans pour autant agir à leur place, en leur nom, et endosser malgré nous leur sac de mal-être qu’ils ont trimbalé pendant de longues années. Un sacré défi de garder en tête la juste limite à respecter à tout prix sous peine de se perdre. L’empathie est parfois une qualité lourde à porter...

 

J’aime assez le dicton « on fait son lit comme on se couche » même si je conçois qu’il peut être culpabilisant dans certaines situations… Je m’y retrouve. Par contre, définitivement, à chacun son lit ! Pas question de vivre comme le coucou, prendre la couche des autres et y endosser leur vie même pour les soulager ! Une résolution pour 2015. Se recentrer. Mettre de l’énergie dans ce qui donne l’énergie. Aujourd’hui, Don Quichotte dépose les armes. Et c’est très bien ainsi !

 

Ce matin, avant de partir travailler, j’ai sorti de ma bibliothèque le recueil de poèmes de Paul Éluard (années de 1916 à 1945) et ouvert au hasard une page. Bien souvent, cela me donne une indication, un message. On y croit ou non. Faites le test et vous m’en direz des nouvelles ! (ne prenez pas un livre de cuisine, sinon vous risqueriez d’avoir pour conseil d’aller vous faire cuire un œuf !).

 

La réponse découverte est celle-ci : « courir sur un miroir comme un aveugle »(1). Il n’y a pas de hasard(2), mon cher monsieur Éluard ! Je l’interprète à ma façon et cela me semble être un petit clin d’œil de ce que je vis actuellement : j’ai l’impression pour l’instant, suite à des problèmes familiaux, de courir dans tous les sens et de ne pas être au bout de mes peines ! L’impression de tricoter à toute vitesse pendant que quelqu’un s’amuse à en défaire les mailles… Lâcher prise. 2015 vient vite !

 

Et pourtant, regarder un instant en arrière, contempler le chemin parcouru, prendre une pause et puis repartir d’un bon pied, vers de nouvelles aventures. Quoi de plus vivifiant ?

 

Un mot pour 2015 ? Le même que 2014 ! Je ne m’en lasse pas : sérénité. « Ãtmaprasãda » mon mot magique. Qui signifie en sanskrit « sérénité de l’âme ». Il est affiché en grand devant moi à mon bureau et sur l’écran de veille de mon portable. . Objectif ? Bien-être. Il peut prendre une multitude de formes et est accessible à tous. Il se donne. Il se prend. Il s’invente. Il se partage.

 

Et vous ? Votre mot magique pour 2015 ?

 

(1)   : Vers issu du poème « Immortelle maladie » de Benjamin Péret, 1924.
(2)   : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous », Paul Éluard. Cette citation a servi de fil rouge dans mon livre « Cinq minutes de retard », Éditions Le Dauphin, Paris.

17:30 Écrit par Rachel Colas dans Au quotidien, Invités révéalistes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | | Pin it! | |

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