janv. 29, 2015

La délicatesse de l'âme

 

prise de conscience, lâcher prise, décision,

 

 

Le  « lâcher-prise » : un mot à la mode. D’actualité. Qui fait le chou gras de nombreux magazines. C’est dire s’il est à la mode et mis à toutes les sauces. Et pourtant, c’est avéré : il fait partie de notre vie quotidienne. On s’en soucie et puis on l’oublie… Jusqu’au jour où, à nouveau, le besoin s’en fait ressentir. Le « trop-plein ». De tout. D’émotions bien souvent négatives. Certaines nous envahissent et forment autour de nous un nuage opaque tel un brouillard malveillant. On n’y voit même plus percer les rayons de soleil, bel et bien, présents. L’œil ne peut voir ce que l’on ne veut pas voir !

 

Parfois, le lâcher-prise permet une prise de conscience et un changement dans nos habitudes. Mardi, j’ai vécu une journée bénéfique. Un ressourcement. Un moment de complicité, un cadeau. Une prise de conscience comme il y en a bien souvent au cours de l’année, faut-il encore s’y préparer, l’accueillir et l’utiliser avec sagesse !

 

J’ai découvert, pour la petite histoire, les thermes de Chaufontaine en compagnie de ma fille.

Un pur instant d’extase, de bien-être, de repos, de calme, aux senteurs divines. Les cinq sens étaient à la fête ! Une journée sans souci, sans stress, sans internet, sans SMS, sans nombreux coups de fil intempestifs, sans aucun pourriel oups courriel ! Un p’tit moment de bonheur ! Ah Sérénité, quand tu nous tiens !

Pour prolonger cette divine journée, point de coups d’œil sur mon Smartphone resté en mode « discret » de toute la soirée et dans la foulée, les jours suivants pour les réseaux sociaux... (Il faudrait rebaptiser ce mode de [dé]connexion « mode Zen »). Rien. La paix. Et ce « rien » est tout simplement du luxe !

 

Naturellement, cette journée aurait été également excellente si j’étais restée à la maison en compagnie de ma fille, car c’est toujours une joie de partager des moments avec elle. C’est le cas, n’est-ce pas, lorsqu’on est avec les personnes que l’on aime ?

Cependant, le petit « plus » de cette journée a été cette rencontre avec moi-même, ce moment de paix intense et surtout, la prise de conscience qui en découle : qu’est-ce qui est réellement bénéfique pour moi ? Qu’est-ce qui me rend heureuse ? Et en opposition, qu’est-ce qui me met en colère ? Me dérange ? Me stresse ? M’inquiète ? Ai-je le pouvoir de changer cela ? Est-ce que cela me met en cause ? Et si oui, dois-je adapter mon comportement ? En ai-je la possibilité ? L’envie ? Est-ce que je subis l’influence « néfaste » de personnes ou de situations extérieures ? Est-ce que je désire continuer sur cette voie ?  Dois-je m’en dégager ? Et si oui : comment ? Non, je n’ai pas eu ces questions en tête, mais oui, je l’ai ressenti dans toutes les parcelles de mon corps et esprit. Non, ce n’est pas magique. Oui, c’est du ressenti. Totalement subjectif. C’est une expérience comme une bouffée de bonheur qui vous arrive au creux du ventre sans crier gare parce que vous êtes en vie tout simplement…

 

Cette journée en mode « bulle » m’a fait prendre conscience pleinement de l’influence du monde extérieur. Mais aussi, de ce que l’on accepte tout simplement « en se laissant faire ». En croyant que l’on n’a pas le choix, pire que c’est de notre devoir d’être là, à l’écoute, perpétuellement ! Disponible sous le label d’une empathie à outrance ! Par habitude aussi. Ou parce qu’on n’imagine pas procéder autrement. Tout simplement.

 

Certains auteurs privilégiant la pensée positive appellent ce type de relations, les « nuisibles » : des personnes ou des situations qui nous apportent (consciemment ou non) de la négativité. C’est comme recevoir un appel téléphonique et se sentir complètement vidé après ou encore, lire (par curiosité malsaine ?) des commentaires négatifs sur un sujet quelconque dans la presse ou via Facebook. Et la négativité, les gens adorent ! Se défoulent. À qui mieux, mieux. C’est un torrent de haine qui se déverse sous une impression - vraie ou fausse - d’avoir raison. « La parole est d’argent, le silence est d’or ». Cela n’aura jamais été aussi vrai ! Tout du moins, pouvons-nous dire les choses d’une manière correcte sans agressivité quelconque… Cela me fait penser au premier accord toltèque « que votre parole soit impeccable ». S’il fallait l’appliquer au monde, le monde serait plus silencieux ! Pour ma part, j’exècre la négativité* totalement gratuite et non constructive… mais c’est un autre débat.

 

Pour en revenir à l’acceptation (inconsciente) de recevoir une dose de négativité, il faut également se rendre compte qu’il en découle très souvent un bénéfice secondaire. Par exemple, écouter les lamentations de quelqu’un pourrait très bien se traduire en un besoin de se sentir vivant, voire important, parce qu’on a besoin d’être également rassuré, valorisé…

Il est un fait que si l’on n’arrive pas à détecter ce bénéfice secondaire, il sera difficile déradiquer l’aspect négatif d’une relation a priori néfaste pourtant avalisée par les deux protagonistes de ladite relation.

 

Ce n’est pas tant le fait d’aller aux thermes qui a permis cette prise de conscience, c’était probablement le fait de baigner (littéralement) dans le calme et la douceur… Cela peut arriver à tout moment, que ce soit en promenade, un soir tranquille, qu’importe tant qu’on accueille cet instant avec bienveillance !

Il est parfois des circonstances qui apportent « le déclic » nécessaire au bien-être de notre existence. Le petit « déclic » qui permet de renoncer aux choses inutiles et se concentrer sur ce qui est important dans notre vie. Une sorte de délicatesse envers son âme…

Je vous souhaite beaucoup de déclics positifs dans votre vie !

 

*Négativité : caractère de ce qui est négatif, non constructif (www.larousse.fr)

 

 

paix, sérénité, douceur

 

17:30 Écrit par Rachel Colas dans Prise de conscience, Rêvéaliste ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | | Pin it! | |

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