avril 09, 2016

Regarder en arrière, et puis avancer...

Cet article fait suite à celui posté fin novembre sur mon blog Plaisir d'écrire : ICI

 

s'écouter, méditation pleine conscience, exister

Photo de Simon Zalta, trouvé sur Flickr - "Listen"

 

Après quatre mois et demi de convalescence, je retrouve enfin une vie « normale » ! Je n’imaginais pas que cela me manquerait autant ! L’on pense toujours que le fait de rester chez soi est une aubaine face à notre monde stressé par les objectifs et le rendement. Si c’est vrai pour les vacances, ce n’est pas la même perception quand notre santé nous demande ardemment de stopper net toutes nos activités. Un moment donné, alors que le processus de guérison est largement entamé, l’envie de sortir du cocon se ressent viscéralement.

 

Même si je m’autorise comme tout être humain à m’apitoyer un court instant sur mon sort, je remonte vite la pente : je découvre rapidement (ou je m’efforce à dépister) le côté positif de l’évènement qui a priori « perturbe » le quotidien. Comme la vie n’est pas un long fleuve tranquille, je ne risque pas de m’ennuyer ! Je pense aussi que goûter l’obscurité permet de mieux déguster la lumière… si l’on est prêt à la savourer !

 

J’imaginais, en toute sincérité, exploiter mes quatre mois et demi de congé forcé pour terminer mon roman en cours d’écriture et mettre le temps « libre » à « profit ». Cette notion de profit nous colle à la peau ! À croire que nous nous conditionnons, malgré nous, en filigrane de cette société mercantile qu’est devenue la nôtre ! Malheureusement, c’est souvent aux dépens de nos valeurs essentielles ! Et si pourtant c’était ce qui nous fait avancer ? Est-ce la bonne manière pour vivre épanoui ? À vrai dire, je ne le pense pas…

 

Je suis restée sereine et extraordinairement optimiste pour la première opération maxillo-faciale, et si j’en avais intégré de toutes les fibres de mon corps, la nécessité et les bienfaits que cela m’apporterait, je n’en avais portant pas mesuré l’impact physique et émotionnel... Quand le corps souffre ou se répare, il doit être au calme et dans le lâcher-prise. Fidèle à moi-même, je me suis donc fixée des échéances du style « dans deux semaines, je pourrai écrire » sans me rendre compte que je marchandais avec moi-même alors que physiquement j’en étais bien incapable en raison des suites évidentes de l’opération et d’une tension bien trop basse.

 

Jusqu’au jour où j’ai compris : je devais accepter que ce roman reste en plan, et surtout de m’accorder le droit de laisser mon corps se reposer à son rythme, sans aucune obligation : ni d’un délai ni d’une quelconque performance ! Lorsque j’ai intégré la nécessité d’accueillir cette faiblesse, ce besoin somme toute primaire, je n’ai plus ressenti cette « injonction » que je cultivais malgré moi, ce « devoir », cet ordre que je m’infligeais en dépit du bon sens. Quelle délivrance ! Et… comme nous sommes (parfois) durs envers nous-mêmes !

 

J’ai donc appris en tâtonnant, à trouver mon rythme, à m’accorder du temps, à prendre conscience de mes limites physiques, mais aussi intellectuelles. Le repos complet : impossible de lire ou de focaliser mon attention à longue durée sur quelque chose d’intéressant ou de nourrissant. À peine un film « à l’eau de rose » l’après-midi, du genre que si vous vous endormez une demi-heure, vous comprenez sans peine la suite de l’histoire et je pense avoir vu tous les contes de Noël ! Vous savez de ceux que l’on connaît dès les premières minutes, « qui épousera qui » avec une fin obligatoirement idyllique ! Même mon imagination était condamnée au repos forcé ! Une période où les images ont défilé comme la brise effleure la surface d’un lac. Fausse impression du temps perdu…

 

Au fil des semaines de cette pause inévitable se profilait la seconde opération, l’hystérectomie, qui risquait de bouleverser ma vie avec le changement obligé causé par les hormones. L’inconnu effraie, et en réalité, je suis persuadée que la peur en elle-même est pire que les moments tant redoutés. Le jour de l’intervention, je suis restée calme, mais certainement pas aussi sereine que pour la première alors que j’en avais également assimilé la nécessité. J’ai eu la bonne surprise de ne pas souffrir exagérément, quasiment rien comparé avec la première ! Cependant, je devais vivre au ralenti six semaines obligatoirement avec la recommandation du spécialiste : « écoutez votre corps ». Bizarrement, le même message revenait. Je ne crois pas au hasard, si bien que cette recommandation a raisonné étrangement en moi, reprenant en cœur l’écho de ma petite voix…

 

Du haut de mes quarante-huit ans, c’est bien la première fois que je dois réellement être à l’écoute de ce corps qui m’abrite. D’habitude, c’est mon intellect qui carbure au point de me donner le tournis, toujours dans l’imaginaire, le besoin de créer, d’inventer, de me poser des questions sur le monde, la vie, etc. Écouter son corps paraît facile, et pourtant cela ne l’est pas. Du tout. Mon corps se remettait de la première opération, la seconde m’apportait une fatigue supplémentaire et une mise en garde sévère de ma gynécologue : le piège de l’hystérectomie réside dans le fait que les femmes se sentent vite, trop vite « bien » et qu’elles reprennent exagérément une vie « normale ». Je m’étais promis de veiller sur moi, sur ce corps qui m’hébergeait et qui avait besoin d’être cajolé. J’ai la chance d’être très bien entourée par mes proches, en particulier de mon mari, ce qui m’a facilité grandement la tâche.

 

C’est à ce moment-là, ce moment où l’esprit rend les armes, où la quiétude accepte d’écouter ce que le corps réclame à grands cris, qu’arrive l’inattendu sous forme de différentes réponses, ou plutôt des pistes de réflexion. Le corps savait, l’esprit ignorait ! J’ai éprouvé viscéralement la nécessité de vivre l’instant présent pleinement. Il n’est pas facile d’accueillir sans jugement ses pensées, en comprendre le cheminement et revenir sans cesse à l’instant présent : l’ici et maintenant. Un concept qui semble simple et qui, pourtant, ne l’est pas. J’ai découvert ce « pouvoir ». Aujourd’hui, je décide de cultiver ces instants et ce n’est pas facile du tout. Cela demande une rigueur qu’à l’heure actuelle, je n’ai pas encore acquise. J’y travaille et je m’accorde le temps nécessaire. Hors question de « bien faire » ni de « réussir ». Juste le vivre. Le monde ne s’est pas construit en un jour… D’autres choses ont modelé de manière imperceptible mon quotidien. Des changements d’habitude qui façonnent la vie subtilement : elle se décline dans des teintes que je trouve plus authentiques.

 

À m’écouter plus, j’ai entendu plus. Nous recevons tous que j’appelle des « signes » qui nous confortent dans la bonne voie ou qui au contraire nous mettent en garde. C’est la « petite voix », l’intuition, le ressenti ou même la synchronicité. Étrangement, de nouvelles occasions se sont présentées comme par magie. L’esprit s’éveille et s’ouvre à l’éclairement. Il demeure aux aguets, docile, sans précipitation, et se laisse conduire par l’intuition en toute confiance. Tout doucement, cette envie d’apprendre, de découvrir, d’expérimenter est revenue en force dans des domaines qui ne m’intéressaient pas ou peu, ou que tout bonnement j’ignorais, une sorte de prise de conscience qui me fait dire aujourd’hui « comme ai-je pu demeurer si aveugle ? ». Probablement, parce que je n’étais pas prête. Le changement arrive parfois par des détours singuliers…  

 

À l’heure qu’il est, mon roman n’est toujours pas terminé : seule, la deuxième partie est ébauchée et le dernier mot date de novembre. J’ignore quand je reprendrai la plume pour rejoindre mon héros et cela n’a pas d’importance. Je sais juste qu’il profitera de ma nouvelle conscience. En réalité, lui, je le soupçonne de l’avoir perçu avant moi. Est-ce pour cela que j’ai effacé un chapitre entier avant mon opération, en me disant que j’y reviendrai, et en sentant intuitivement que mon personnage méritait mieux ou qu’il avait besoin de quelque chose dont j’ignorais encore l’existence ? Et si c’était tout simplement moi qui éprouvais la nécessité de vivre d’une autre manière et non ce personnage ? Rien n’arrive par hasard…

 

L’on devient ce que l’on pense, dit-on. Ainsi pour changer notre vie, si tel est notre besoin ou notre désir profond, je suis persuadée de l’importance de s’écouter et de trier nos pensées, nos ruminations, nos inquiétudes... Lorsqu’on parvient à les mettre en sourdine, ou les accueillir sans y plonger tête baissée, explosent dans le silence de soi des réponses inattendues. C’est extrêmement impressionnant et… réconfortant !

 

Je retiens que ces quatre longs mois m’ont fait grandir, et me conforte dans l’idée qu’il y toujours quelque chose de positif dans des évènements que nous pensons douloureux, difficiles ou même injustes. Quel cadeau de faire confiance à la vie, de croire en nos capacités d’adaptation, de créativité ! Chacun d’entre nous porte en lui d’immensurables ressources. S’écouter permet en quelque sorte d’appréhender plus objectivement la réalité et de s’y aligner. Malgré tout, je ne détiens pas toutes les réponses, loin de là, et c’est tant mieux ! Je reste ainsi libre d’utiliser ma curiosité à l’envi et de découvrir encore et encore. Me voici prête pour de nouvelles aventures, avec l’objectif de déguster l’Aujourd’hui pour me préparer à Demain avec ce que j’ai appris d’Hier.

 

Portez-vous bien et profitez !

 

09:33 Écrit par Rachel Colas dans Prise de conscience, Rêvéaliste ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | | Pin it! | |

juil. 06, 2015

De l'art de faire du tri dans ses tiroirs (et dans sa vie)

rupture, passé, fin,

 

 

 

 

Un vent doux disperse savamment les effluves suaves du chèvrefeuille et de l’hibiscus jusqu’à moi tandis qu’un soleil câlin caresse ma peau pour la dorer : point de canicule, aujourd’hui. Je respire !

 

Se reposer au Soleil ou écrire à l’ombre, qu’importe : c’est un temps à vivre dehors ! Un temps à ne rien faire ou si peu. Profiter, le reste peut attendre...

 

Ce n’était pas prévu. Je peux affirmer que c’est par hasard que j’ai ouvert un certain tiroir, celui que j’ouvre n’ouvre jamais, car il n’y a rien d’important pour la vie de tous les jours, c’est celui où je range l’inclassable qui sommeille de contentement d’être tout simplement présent, ici, dans ma maison sans réelle raison d’être, sauf peut-être celle d’exister, sorte de mémoire mise en parenthèse et qui vit en arrière-plan…

 

Pourquoi ai-je tiré ce tiroir ?

Pourquoi aujourd’hui ?

Pourquoi pas ?

 

J’y ai retrouvé des vestiges de l’enfance : des perles à enfiler de toutes les formes (tant que ça ?), du papier fin de toutes les couleurs, de la feutrine, et... un tas impressionnant de photos non triées ! En y regardant de plus près, elles dataient de 1990 jusqu’à une dizaine d’années.

 

Une autre vie. Mon ancienne vie.

 

Parfois, on engrange des souvenirs dans un coin de la tête comme on range des objets hétéroclites dans une caisse au grenier. Le passé reste ancré dans le présent empêchant d’aller de l’avant.

 

J’ai emporté le tout à l’ombre. Moi et le parfum sucré de mon coin préféré, avons observé attentivement un à un les clichés, mettant de côté ce que j’estimais nécessaire pour la mémoire de la famille, pour moi et pour mes enfants, déchirant allégrement, sans une once de regrets ce qu’il n’y avait plus raison d’être…

 

J’ai découvert avec surprise des moments complètement effacés de mon esprit comme si une autre personne les avait vécus à ma place : était-ce bien moi sur cette photographie ? Était-ce bien moi qui avais pris cette seconde jugée inoubliable à l’instant précis où mon appareil capturait ce fragment déjà clos ? Cela avait donc si peu d’importance au point de l’avoir oublié ? Occulté, peut-être ?

 

Et voilà, aujourd’hui, le passé est remonté à la surface le temps d’un parfum enivrant. Stupéfiant !

Pour certains clichés me concernant exclusivement, je me suis posé la question : ce moment a-t-il eu de l’importance dans ma vie ? En a-t-il actuellement ? En aura-t-il un jour ?

 

Si l’on pouvait effacer certaines blessures comme on déchire une photo, ce serait trop facile ! Bien que, ma foi, le temps guérit de tout. Et encore, y glisser l’indifférence rend la circonstance oubliable. Parfois.

 

J’ai procédé à un sacré tri ! Il me semble avoir récupéré de l’espace vital dans mon existence ! C’est simple, je l’ai défragmentée ! J’ai mis aux oubliettes ce que j’ai jugé inintéressant ou inutile dans ma vie d’aujourd’hui. Certains moments sont définitivement enterrés, morts. Ils restent dans le passé à jamais et n’ont plus aucune place à ce jour : j’en avais déjà conscience, mais procéder à une "déchirure" de ce passé révolu est devenu un acte symbolique ! Un trait définitif. Ultime. Sans aucun retour possible en arrière. Jamais. 

 

Un « au revoir » définitif à un pan de mon histoire. Remercier pour ce qui a été réalisé et être soulagée de ce qui ne sera plus jamais.

 

Pourquoi n’ai-je donc pas trié ces souvenirs plus tôt ? Pourquoi aujourd’hui ? Pour comprendre la valeur du présent ? Ne pas regretter – jamais ! – le passé ? (Dieu m’en garde !) Appréhender avec confiance l’avenir ? Probablement.

 

Le temps est venu de dire adieu à certains souvenirs, certaines rencontres qui n’ont plus raison d’être, de fermer la porte et d’avancer tout simplement aux côtés de ceux que j’ai décidé pleinement d’aimer et de laisser m’accompagner dans cette vie.

 

Quant aux moments de bonheur, pas besoin de les trier, ils sont ancrés dans mon âme, inscrits à l’amour indélébile. Ils figurent aussi en bonne place dans mes albums photo à vue dans le rayon de ma bibliothèque, en bonne place comme tout ce qui est important pour moi…

 

Bilan de cette journée : comme je suis heureuse d’être ce que je suis aujourd’hui ! Comme je suis heureuse d’avoir pris à un moment donné de ma vie des décisions difficiles, mais combien salutaires !

 

Le passé fait ce que nous sommes aujourd’hui et le présent ce que nous serons demain. Alors, je me dis tout simplement que j’ai confiance. En moi. En les jours qui viennent. Et ce n’est déjà pas si mal !

 

Il n’y a vraiment pas d’heure pour décider faire le tri !

18:16 Écrit par Rachel Colas dans Articles, Prise de conscience, Rêvéaliste ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | | Pin it! | |

mars 04, 2015

Météo d'humeur

 

météo, maussage, colère

 

Météo d’aujourd’hui : temps maussade traversé d’éclaircies. Pas facile tous les jours de rester positif face aux esprits négatifs… On s’en passerait bien !

 

Heureusement, je viens de trouver ceci en rentrant du travail : « Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la nôtre ». Merci Steve Jobs !

 

Ce qui m’amène à penser que nous ne sommes pas obligés – Dieu merci ! – à valider ce qui est contraire à nos valeurs. Juste écouter. Juste comprendre. Juste vérifier : bon, pas bon pour moi ?

 

Et surtout, oui, surtout s’en protéger. Continuer avec courage. Oui, avec courage. Courage… ou utopie ? Je m’interroge.

 

Parfois, comme aujourd'hui, il me semble vain. De croire. De croire au meilleur de l’Homme. Ce n’est même pas une question de bien ou de mal. De qui à raison ou à tort. On s’en fiche. En tout cas, JE m’en fiche.

 

Parfois, à se battre pour des idées, pour rien, pour juste transmettre ce que l’on a en soi, qui peut aider, même un iota, une graine de pensée pour l’autre, juste pour un monde meilleur, récolte le néant, pire, le dénigrement, la moquerie, le faux-semblant.

 

Et je me questionne : est-ce que cela en vaut la peine ? Est-ce que cela vaut la peine de se battre pour ceux qui dans le fond, à tort ou à raison, je répète, n’ont pas les mêmes valeurs ? Je vais finir pas croire que non. Qu’il est vain. Épuisant. Que l’énergie même si elle est renouvelable, ne peut être gâchée pour « du rien ». Qu’il y existe des personnes qui en ont besoin, qui sont sur le même chemin (positif) de pensées et qui doivent être motivées, aidées, soutenues. Aujourd’hui, j’ai vécu un jour de démotivation. Et c’est triste. Pas tellement pour moi, je rebondis très vite, mais pour les autres...

 

A contrario, mes valeurs comme amabilité, écoute, bienveillance m’ont permis de récolter aujourd’hui la résolution d’un problème dont personne ne voulait. Cela a engendré ce qu'on appelle "la collaboration". Et je me dis que je dois être dans le bon. Que si je n’avais pas utilisé de telles valeurs JAMAIS je n’aurais pu résoudre ce défi qui n’était pas dans mes attributions... On ne se refait pas. Faut juste apprendre, à en finir avec la négativité de certains. À tout bout de champ. C'est épuisant ! Et je dois aussi reconnaître, en toute objectivité, que c’est la liberté de chacun de penser comme il veut...

 

Aujourd’hui, en déduction, il me semble opportun de ne plus tenter vouloir sauver celui qui refuse la bouée. Je veux voir l’horizon se lever et non, les ténèbres. Après la colère, j’ai un sentiment de lassitude, j’espère juste que ce n’est pas de la résignation... J’espère juste que cela ne va pas mettre en sommeil mon énergie à transmettre les choses (que je juge) importantes telles l'écoute, la bienveillance, l'amabilité, l'empathie, le positif, la créativité, l'aide, la confiance, etc.

 

Et puis, les questions essentielles reviennent : « suis-je à ma place ? ». En tant que "robot exécutant performant", certes. Sauf que je veux plus. Je dois probablement être trop idéaliste. Quel gâchis !

 

18:31 Écrit par Rachel Colas dans Prise de conscience, Rêvéaliste ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | | Pin it! | |

janv. 29, 2015

La délicatesse de l'âme

 

prise de conscience, lâcher prise, décision,

 

 

Le  « lâcher-prise » : un mot à la mode. D’actualité. Qui fait le chou gras de nombreux magazines. C’est dire s’il est à la mode et mis à toutes les sauces. Et pourtant, c’est avéré : il fait partie de notre vie quotidienne. On s’en soucie et puis on l’oublie… Jusqu’au jour où, à nouveau, le besoin s’en fait ressentir. Le « trop-plein ». De tout. D’émotions bien souvent négatives. Certaines nous envahissent et forment autour de nous un nuage opaque tel un brouillard malveillant. On n’y voit même plus percer les rayons de soleil, bel et bien, présents. L’œil ne peut voir ce que l’on ne veut pas voir !

 

Parfois, le lâcher-prise permet une prise de conscience et un changement dans nos habitudes. Mardi, j’ai vécu une journée bénéfique. Un ressourcement. Un moment de complicité, un cadeau. Une prise de conscience comme il y en a bien souvent au cours de l’année, faut-il encore s’y préparer, l’accueillir et l’utiliser avec sagesse !

 

J’ai découvert, pour la petite histoire, les thermes de Chaufontaine en compagnie de ma fille.

Un pur instant d’extase, de bien-être, de repos, de calme, aux senteurs divines. Les cinq sens étaient à la fête ! Une journée sans souci, sans stress, sans internet, sans SMS, sans nombreux coups de fil intempestifs, sans aucun pourriel oups courriel ! Un p’tit moment de bonheur ! Ah Sérénité, quand tu nous tiens !

Pour prolonger cette divine journée, point de coups d’œil sur mon Smartphone resté en mode « discret » de toute la soirée et dans la foulée, les jours suivants pour les réseaux sociaux... (Il faudrait rebaptiser ce mode de [dé]connexion « mode Zen »). Rien. La paix. Et ce « rien » est tout simplement du luxe !

 

Naturellement, cette journée aurait été également excellente si j’étais restée à la maison en compagnie de ma fille, car c’est toujours une joie de partager des moments avec elle. C’est le cas, n’est-ce pas, lorsqu’on est avec les personnes que l’on aime ?

Cependant, le petit « plus » de cette journée a été cette rencontre avec moi-même, ce moment de paix intense et surtout, la prise de conscience qui en découle : qu’est-ce qui est réellement bénéfique pour moi ? Qu’est-ce qui me rend heureuse ? Et en opposition, qu’est-ce qui me met en colère ? Me dérange ? Me stresse ? M’inquiète ? Ai-je le pouvoir de changer cela ? Est-ce que cela me met en cause ? Et si oui, dois-je adapter mon comportement ? En ai-je la possibilité ? L’envie ? Est-ce que je subis l’influence « néfaste » de personnes ou de situations extérieures ? Est-ce que je désire continuer sur cette voie ?  Dois-je m’en dégager ? Et si oui : comment ? Non, je n’ai pas eu ces questions en tête, mais oui, je l’ai ressenti dans toutes les parcelles de mon corps et esprit. Non, ce n’est pas magique. Oui, c’est du ressenti. Totalement subjectif. C’est une expérience comme une bouffée de bonheur qui vous arrive au creux du ventre sans crier gare parce que vous êtes en vie tout simplement…

 

Cette journée en mode « bulle » m’a fait prendre conscience pleinement de l’influence du monde extérieur. Mais aussi, de ce que l’on accepte tout simplement « en se laissant faire ». En croyant que l’on n’a pas le choix, pire que c’est de notre devoir d’être là, à l’écoute, perpétuellement ! Disponible sous le label d’une empathie à outrance ! Par habitude aussi. Ou parce qu’on n’imagine pas procéder autrement. Tout simplement.

 

Certains auteurs privilégiant la pensée positive appellent ce type de relations, les « nuisibles » : des personnes ou des situations qui nous apportent (consciemment ou non) de la négativité. C’est comme recevoir un appel téléphonique et se sentir complètement vidé après ou encore, lire (par curiosité malsaine ?) des commentaires négatifs sur un sujet quelconque dans la presse ou via Facebook. Et la négativité, les gens adorent ! Se défoulent. À qui mieux, mieux. C’est un torrent de haine qui se déverse sous une impression - vraie ou fausse - d’avoir raison. « La parole est d’argent, le silence est d’or ». Cela n’aura jamais été aussi vrai ! Tout du moins, pouvons-nous dire les choses d’une manière correcte sans agressivité quelconque… Cela me fait penser au premier accord toltèque « que votre parole soit impeccable ». S’il fallait l’appliquer au monde, le monde serait plus silencieux ! Pour ma part, j’exècre la négativité* totalement gratuite et non constructive… mais c’est un autre débat.

 

Pour en revenir à l’acceptation (inconsciente) de recevoir une dose de négativité, il faut également se rendre compte qu’il en découle très souvent un bénéfice secondaire. Par exemple, écouter les lamentations de quelqu’un pourrait très bien se traduire en un besoin de se sentir vivant, voire important, parce qu’on a besoin d’être également rassuré, valorisé…

Il est un fait que si l’on n’arrive pas à détecter ce bénéfice secondaire, il sera difficile déradiquer l’aspect négatif d’une relation a priori néfaste pourtant avalisée par les deux protagonistes de ladite relation.

 

Ce n’est pas tant le fait d’aller aux thermes qui a permis cette prise de conscience, c’était probablement le fait de baigner (littéralement) dans le calme et la douceur… Cela peut arriver à tout moment, que ce soit en promenade, un soir tranquille, qu’importe tant qu’on accueille cet instant avec bienveillance !

Il est parfois des circonstances qui apportent « le déclic » nécessaire au bien-être de notre existence. Le petit « déclic » qui permet de renoncer aux choses inutiles et se concentrer sur ce qui est important dans notre vie. Une sorte de délicatesse envers son âme…

Je vous souhaite beaucoup de déclics positifs dans votre vie !

 

*Négativité : caractère de ce qui est négatif, non constructif (www.larousse.fr)

 

 

paix, sérénité, douceur

 

17:30 Écrit par Rachel Colas dans Prise de conscience, Rêvéaliste ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | | Pin it! | |